Feu

Publié le 12 Mai 2013

Feu











Des champs de colza

Qui dessinent leurs lettres

Aube à perte de vue

Ephémères sans-interprétation

Qu’encercler avec des mots

De ce bonheur qui vient

Sans plus de souvenirs

Ni douleur


De ce parfum grave et songeur

Lueur nocturne

Présents en tout notre être

Que vienne ou non la ruine

De nos mains réunies

Ses mensonges qui feront de nos âmes

Deux terres retournées


Pour l’alcool du pays neutre

Loin des légions en marche

Centaures-machines

Désirs primitifs assouvis

Flammes électriques

Pour impressionner l’homme

Du labyrinthe

Appelé, invisible

Mais Lui sans laquelle l’encre

N’aurait laissé de trace

Qu'aucune destruction

Tremblante

N’aurait pu porter


Toi qui n'es rien

Devant l'ode de Pablo Neruda

Qui consume la pierre

Reconstruit une ville

Atteint la nuit du monde

Rédigé par C. Mazières

Publié dans #Poésie, #poèmes

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